5 mai 2014

Ba (la mère) et Ba (le fleuve) en bambara pour toute la valeur des mamans

1817

Si tu regardes la grandeur de Ba (la mère), et sa prononciation, Ce mot ressemble beaucoup au mot Ba (le fleuve) en bambara. Ces deux mots se prononcent de la même manière et cela pourrait signifier qu’ils ont la même grandeur.

Ba (la mère) est large comme Ba (le fleuve), elle conçoit toujours son enfant, elle le dégoutte jamais. Elle souffre pour lui, à cause de lui, elle conçoit ses fatigues, elle l’entretient, le dirige, et l’apprend les règles sociales. Les souffrances qu’elle fait à cause son enfant sont encore pour elle, une autre forme de joie. C’est pour cela que les vieilles personnes disent en bambara : « même si l’enfant devient un serpent, sa mère l’attache comme ceinture »

Que l’enfant soit bien portant ou maladif, sa mère l’aime, qu’il soit riche ou pauvre, sa mère l’adore plus. Quelque soit la situation de l’enfant, sa mère est avec lui. Elle le conseille, le dirige le moral et le soutien dans les circonstances difficiles. Quelque soit l’âge de l’enfant, quelque soit son niveau d’instruction et son niveau de compréhension du monde,  quand il vient à côté de sa  mère, il se sent dans un fleuve car il apprend toujours des choses qu’il n’avait jamais appris avant.

L’enfant à côté se mère se sent comme s’il se trouve dans un fleuve intarissable en matière de connaissance, de protection, de conseils, de guide, de soutien moral dans toutes les circonstances de la vie.

Alors, le mot ba (mère en bambara) aurait pris sa source sur le mot ba (fleuve en bambara) pour montrer toute la valeur d’une mère?

18 juin 2014

Les valeurs de certains objets dépendent de son sens sociétal au village

Une maison ancestrale au village

Une maison ancestrale au village

 Oui, la valeur de cet objet traditionnel ne concerne plus son rôle ou sa beauté, mais du sens  que lui donne son propriétaire qui dit :

 "c’est un des héritages de mon père que je garde après  sa mort. C’est un grand souvenir pour moi."

 Que l’âme du père de ce jeune que j’ai rencontré dans la Région de Mopti repose en paix. Dans  cette famille, à côté des belles maisons traditionnelles qu’occupent le jeune et ses deux  femmes, se trouvent une très vieille maison qui a suscité ma curiosité. La causerie sur  l’importance des traditions et de la culture dans ce monde moderne pour un jeune rural nous  a conduits jusque dans la vieille maison vide il y a des années.

 Avec fierté et insistance, le jeune homme m’a expliqué ce qu’est cet objet suspendu et  pourquoi il le garde.

 L’objet suspendu est appelé Jakumajuru en bambara (la corde du chat). Il sert à garder les  objets contre les chats dans la maison comme le lait, le poisson grillé (les condiments de la  semaine gardés) par les vieilles. Les vieux utilisent également cet objet pour garder certains  objets d’homme.

"Je garde cette maison et cet objet comme héritages et souvenir mon père, comme souvenir pour l’esprit de mon défunt père et dans les jours à venir, je les montre à ses petits enfants qui sont mes enfant",

explique le jeune avant d’ajouter :

"je ne garde pas cette maison et cet objet parce qu’ils sont beaux, mais parce qu’ils jouent un rôle important dans ma vie. Ils sont des repères pour moi et quand je les laisse disparaître, je ne pourrais plus rien montrer pour dire que mon père a vécu ici. C’est ça, leurs valeurs et à cause de ces valeurs là, j’aime cette maison plus que ces nouvelles maisons que tu vois à côté !"

Oui, le jeune était motivé dans ses explications parce qu’il voyait sur les yeux de son interlocuteur, un grand intérêt accordé à ce qu’il dit. Oui, j’accordais de l’importance à ce qu’il dit et cal non seulement parce que ces propos m’intéressaient, mais également parce que c’est qui se doit. Quand quelqu’un te parle, il faut le considérer, il faut l’écouter attentivement, il faut lui monter que tu donnes une place dans ton esprit à chaque phrase qu’il prononce, même si cela a aussi tendance à disparaître aujourd’hui une fois qu’on sent que ce que l’autre dit ne nous apporte pas beaucoup financièrement dans ce monde de matériels ! ET surtout que qu’il disait m’apportait beaucoup. Le jeune continue son récit en ajoutant :

"Mon amour familial prend en grande partie son origine dans cette maison parce que c’est là que j’ai fais mon enfance, c’est dans cette maison que je me rappelle de ma petite enfance, de la place de mes habits, de mes chaussures, de mes jouets et c’est tout cela qui rattache un Homme à sa famille, à son village… Mais, je ne retrouve aucun de ces sentiments dans ces nouvelles maisons que j’ai construites moi-même."

Ça a été une très belle causerie engagée où le temps, ennemis des bons moments est venu mettre fin à tous ces récits au crépuscule, le moment qui devait coûte que coûte me trouver chez mon tuteur selon les traditions que j’ai aussi respectées.

7 juin 2014

"Quand le village se réveille", un projet E-culture au Mali

Les jeunes du village lors d'un travail collectif et traditionnel.

Les jeunes du village lors d’un travail collectif et traditionnel.

" Quand le village se réveille" est un projet de collecte et de diffusion des traditions et de la culture malienne à travers des images, des vidéos, des textes, des interviews et des témoignages des sages.

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23 mai 2014

Sujet de dissertation d’un vieux sage au village

«Demisɛn fan bɛɛ ye sanu ye fɔ a kunkolo»

Traduction en Français

«Tout le corps d’un jeune est de l’or à l’exception de sa tête»

A l’aide d’exemples, expliquer et discuter cette affirmation.

 

21 mai 2014

Un système de Fast Food au village ?

Système de Fast Food au Village.

Système de Fast Food au Village.

Chez les dogons, on ne finit pas de découvrir ces petits trous sur les collines basses aux alentours des villages ou dans la forêt. Un système de Fast Food au village ? Oui, peut-être parce que ces trous servent à moudre les grands de mil.

Quand tu es dans la forêt ou aux alentours du village ou dans la forêt et que tu as faim, mais le repas n’est pas encore prêt, tu es à côté d’un champ mûr non récolté, tu enlève des grains secs sur quelques épis. Tu déposes les grains dans ces trous et tu les mouds avec une pierre moyenne. Cette poudre de mil que tu produits, tu la manges, tu bois de l’eau et tu continues avec ton travail ou ton besoin avant que le repas réel ne soit prêt. Si tu as avec toi du bol, du piment, du sucre et de la poudre du pain de singe , alors, tu les mélanges et voici un repas bien fait en quelques minutes.

 

17 mai 2014

Brève: Déclaration du Premier ministre du Mali Moussa Mara depuis Kidal

A écouter ici, la  déclaration du Premier ministre du Mali Moussa Mara  depuis Kidal ce samedi 17 mai 2014 sur l’Office de la Radio Télévision du Mali.

11 mai 2014

Afiripeja kɛra dɔnnin bulonba ye lakɔlikaramɔgɔw  bolo  dɔngɔnɔ duguw la

lakɔlikaramɔgɔw kalanni Afiripeja la Mali la

lakɔlikaramɔgɔw kalanni Afiripeja la Mali la

Kama lakɔlikaramɔgɔw ka cɛsiri, u ka nafa ani u ka nimisiwasa jirali  ka ɲɛsin Afiripeja sɔrɔli ma u ka lakɔliso oridinatɛriw kan, o b’a to an bɛ se k’a fɔ ko Afiripeja sigili ɔridinatɛri 52 kan kama lakɔliso ni Banjagara lise la, o dabɔra kun min kama, o ɲɛna.  Lire la suite

30 avril 2014

Proverbe: «Lors du transport du trousseau d’une nouvelle mariée, la fainéante est chargée de la grosse pierre à moudre»

Le moulin traditionnel

Le moulin traditionnel

Les proverbes jouent un grand rôle dans la société traditionnelle africaine. Ils sont utilisés tout au long de la journée dans la vie quotidienne des populations rurales. Ils servent à former les jeunes générations à une bonne gestion des différentes situations auxquelles ils vont faire face dans la vie courante.

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30 avril 2014

La pierre à moudre (le moulin traditionnel)

Le moulin traditionnel

Le moulin traditionnel

Le moulin traditionnel, c’est cette grosse pierre creuse au milieu et une autre petite pierre toujours posée à côté, qu’on retrouve généralement dans les cuisines en milieu rurale. Il sert à moudre les grains d’arachides grillés pour faire de la sauce d’arachide et des grains de mil pour faire de « la crème de mil » La crème de mil, c’est les grains de mil écrasés et mélangés avec le pain de singe ou avec du lait. On retrouve ici sur commons.wikimedia, un autre type de “moulin traditionnel retrouvé à Bamba.

En milieu rural, «la crème de mil» est préparée et consommée entre le déjeuné et le repas du soir surtout par les enfants et les vieilles personnes qui ne peuvent pas tenir longtemps devant la faim. Aussi, quand un étranger arrive dans une famille au village, on considère qu’il est épuisé et qu’il a faim et soif. On cherche d’abord à lui donner à boire et à manger et enfin, lui donner une place pour se reposer avant de continuer s’il est de passage (comme demande l’hospitalité malienne.) Quand l’étranger arrive avant que le repas ne soit prêt, une femme de la famille se met à la tâche. Elle se lève, moud des grains de mil avec « ce moulin traditionnel » et prépare de la « crème de mil » en quelques minutes pour l’étranger. Cela permet à ce dernier de calmer sa faim avant que le repas ne soit prêt.

Utilisation du moulin traditionnel

Utilisation du moulin traditionnel

Aussi, dans certaines familles au village, il est interdit par le chef de famille de faire entendre les bruits de pilon la nuit (à partir du crépuscule jusque le lendemain matin). S’il se trouve que la femme qui fait la cuisine est en retard un jour et qu’elle doit piler des condiments comme du sel ou autre condiments à moudre, elle se sert de la « pierre à moudre » et non du mortier et du pilon.

Comment ce moulin traditionnel marche ?

On verse les gains de céréale dans la partie creuse de la grosse pierre, on pose la petite pierre sur les grains, avec des mouvements de va-et-vient de la petite pierre, on arrive à transformer la céréale en poudre ou en patte (si c’est de l’arachide grillé).

Cet outil, plus utilisé dans les villages, faisait partie du trousseau de la nouvelle mariée même s’il a tendance à disparaitre de nos jours.

On le retrouve encore dans certaines familles dans les localités rurales, mais très rarement. Il est important de préciser que « la pierre à moudre » n’est pas quotidiennement utiliser, mais d’une manière occasionnelle pour ces rôles cités.

27 avril 2014

Mali : dɔgɔ don, dɔngɔnɔw dɔngɔnɔduguw la

sugu don, dɔngɔnɔw dɔngɔnɔduguw la

sugu don, dɔngɔnɔw dɔngɔnɔduguw la

Ka sɔrɔ n ma deli ka se dɔngɔnɔdugu la, n  tun hakili la ko dɔgɔkun  ye  tile wolonwula ye Mali fan bɛɛ fɛ. N tun b’a miiri fana ko don kelen de kɛrɛnkɛrɛnnen don k’o kɛ dɔgɔ don ye togodaw la i n’a fɔ segu ta ye ntɛnɛn ye,  Busɛn ta ye tarata ye, Tona ta ye araba ye, Zezana-Gara ta ye alamisa ye, kacɛna ta ye juma ye.  Tododaw la, dɔgɔdon fila furancɛ bɛ weele ko dɔgɔkun.

 Dɔngɔnɔw fɛ yen (wikipeja tubabukan), don kɛrɛnkɛrɛnnen tɛ dɔgɔ don kama. Dɔgɔkun ye tile duuru ((5) ye. Tile duurunan ye dɔgɔ don ye.  O la, ni bi araba awirilikalo tile 9 san 2014 bɛnna dɔgɔ don ma, dɔgɔkun wɛrɛ jate bɛ daminɛ alamisa awirilikalo tile 10 san 2014 ka taa a bila ntɛnɛ na awirilikalo tile 14 san san 2014. O ntɛnɛ, n’o ye dɔgɔkun tile duurunan ye, o fana ye dɔgɔdon dɔ ye.

N ye ɲininkali kɛ ni kun kɛrɛnkɛrɛnnen bɛ dɔgɔkun kɛli la tile duuru ye. Mɔgɔ caman ye n jaabi dɔngɔnɔ duguw la ko kun  kɛrɛnkɛnnen foyi tɛ o la. U y’a jira ko a b’o cogo in na dɔngɔnɔw fɛ yen kabini laawale la fɔ bi, wa yɛlɛmani ma don a la.

sannifeere fɛnw  bɛ da faliw kɔ la

sannifeere fɛnw bɛ da faliw kɔ la

Dɔngɔnɔdugu dɔgɔw bɛ don ka bɛn selifana ma n’o ye nɛgɛ ɲɛ 14 waati ye. Dafɛ duguw mɔgɔw bɛɛ bɛ ɲɔgɔn sɔrɔ o dɔgɔ ninnu na. Sannifɛnw ni feerefɛn minnu bɛ sɔrɔ dugubaw dɔgɔw la, olu caman bɛ sɔrɔ dɔngɔnɔ duguw dɔgɔw la. Dugubakɔnɔ jagokɛlaw bɛ taa n’o jagofɛn ninnu ye o dɔgɔ ninnu na. An ka togodala sannifeerefɛn caman fana bɛ sɔrɔ dɔgɔ ninnu na i n’a fɔ : ɲɔ, malo, jaba, jɛgɛwusu, dakisɛ, dabilennin, sirakala (an ka maakɔrɔw bɛ min mugu mara u ka sirabaraw kɔnɔ ka to k’a min walima k’a don u nun na dɔɔnin dɔɔnin)… O sannifeere fɛn ninnu bɛɛ bɛ da faliw kɔ la ka taa dɔgɔ la walima musow bɛɛ taa n’u ye u kunkolo la ka kilomɛtɛrɛ caman taama u sen na.

Dusu bɛ dɔngɔnɔ muso la, u cɛsirilen don, u tɛ sɛngɛn. U bɛ taa n’u ka feerefɛnw yeDSCN6517 dɔgɔ la, k’u feere, u mago bɛ fɛn minnu na, k’olu san ka segin so i n’a fɔ dɔgɔkun nafɛnw. An bɛ se k’an da se fɛn kɛrɛnkɛrɛnnen min ma dɔngɔnɔ dɔgɔ ninnun kan, o de ye falen ye feerekɛlaw ni ɲɔgɔn cɛ. Ni muso min mago bɛ fɛn min na n’o wari tɛ a bolo, a bɛ se k’a ka feerefɛn falen o la. O falen nin bɛ kɛ sababu ye musow ma k’u magola fɛnw sɔrɔ ɲɔgɔn fɛ ali ni wari t’u bolo.

O de kama, i bɛ dɔngɔnɔ musow donninen ye ka taa dɔgɔ la, k’u donninnen ye ka taa so bawo u b’u sagola fɛnw sɔrɔ ali ni wari t’u bolo. Feerefɛnw falenni u ni ɲɔgɔn cɛ, o bɛ nɔgɔya caman don dɔngɔnɔ musow ka wariko mago caman na bawo ali ni wari t’u bolo, u b’u sagola fɛnw sɔrɔ ka taa so.

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