16 avril 2014

Le tableau du renard, une technique de prédilection chez les dogons

Tableau du renard chez les dogons

Tableau du renard chez les dogons

En Afrique, surtout au Mali, aller chercher la tranquillité de l’esprit chez les divins est une des pratiques anciennes et elle reste encore d’actualité même de nos jours s’il y a des grands soucis. Seydou Badian Kouyaté, écrivain malien, retrace cela dans son roman intitulé « Sous-l’orage », quand Maman Téné,

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14 avril 2014

Education : Des liseuses, livres numériques pour les enfants du Mali

Une liseuse

Une liseuse

Des livres numériques dans les écoles maliennes, toute une arme qui luttera contre l’analphabétisme et qui contribuera à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans enfants. La lecture étant une source inépuisable de connaissances, chaque élève a droit d’avoir accès aux livres de lecture pour mieux préparer son avenir. Hors selon l’UNICEF, seulement 0,4 % des enfants auraient des livres chez eux dans notre pays. Human’Esdes, une association à but non lucrative, a lancé le projet "MALeBOOKS"  qui vise à changer cette donnée à travers la distribution des liseuses, livres numériques à des établissements au Mali.

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9 avril 2014

Mali : jour de marché chez les dogons

Jour de marché chez les dogons au Mali

Jour de marché chez les dogons au Mali

Avant de me rendre dans les villages dogons, j’ai toujours pensé que la semaine est composée de sept jours partout au Mali et qu’il y a un jour fixe pour le marché de chaque localité rurale comme c’est le cas à Ségou où le jour du marché est fixé chaque lundi, à chaque mardi à Boussin, à chaque mercredi à Touna, à chaque jeudi à Cinzana-Gare, à chaque vendredi à katiena … L’intervalle compris entre deux jours de marché dans les villages constitue une semaine.

Chez les dogons, la semaine est composée de cinq jours et le cinquième jour de chaque semaine est un jour de marché. Ainsi, si ce mercredi 09 avril 2014 est un jour marché, la nouvelle semaine commence demain jeudi 10 avril 2014 et prend fin le lundi 14 avril 2014 qui sera également un autre jour de marché, donc le dernier jour de la semaine de cinq jours. Comme réponses à ma question de savoir si cela a une signification particulière, plusieurs vieilles personnes chez les dogons m’ont répondu que c’est comme ça chez les dogons depuis toujours et que ça n’a pas de sens particulier.

Transport de marchandises au marché dogon.

Transport de marchandises au marché dogon.

Dans ces marchés d’une semaine de cinq jours qui bat son plein vers 14 heures, les populations des villages environnants se retrouvent. On y trouve presque toutes les marchandises qu’on trouve dans les marchés en ville selon les besoins des populations. Ces marchandises sont transportées par les commerçants venus des villes. On trouve également dans ces marchés dogons, des produits locaux comme du mil, du riz, de l’oignon, du poisson DSCN6517grillé, des fruits du (dah blanc et rouge), des tiges du tabac (dont la poudre est gardée dans les tabatières par les vieilles personnes aux les villages maliens et consommée petit à petit)… Toutes ces marchandises sont transportées au marché transportées à dos d’âne par les hommes ou par les femmes sur leurs têtes marchant des kilomètres et des kilomètres. Ces braves femmes dogons infatigables et engagées, vendent leurs marchandises pour pouvoir s’approvisionner en condiments pour toute la semaine. Une des particularités dans ces marchés c’est que des fois la vente se fait sous forme d’échanges de produits entre commerçantes selon les besoins de chacune. C’est pour cette raison que nous voyons les femmes venir au marché et retourner à la maison toujours chargées, mais pas avec les mêmes produits. Cet échange de produits entre les marchandes anéantit un peu leurs difficultés financières car même si elles n’ont pas l’argent en espèce pour acheter des choses, ça permet aux uns et autres de pouvoir satisfaire leurs besoins.

26 mars 2014

Bonsoir tout le monde depuis Bamako au M

Bonsoir tout le monde depuis Bamako au Mali. Nous souhaiterions pouvoir mettre en relation avec les populations rurales du Mali sur les réseaux sociaux pour les partage d’expérience afin de leur donner une occasion d’améliorer leurs activités de développement dans les différents domaine qui les interessent directement. Etes-vous interessés soutenir ce projet? Si oui, contact ici: konate76atgmail.com

26 mars 2014

N’est pas blogueur qui le veut, il faut

N’est pas blogueur qui le veut, il faut des notions, le courage et des sujets pertinents non? Je blogue parce que j’aime bloguer!

24 février 2014

Poyi : yeelen duganbali

DSCN5023Ne ma fɛn wɛrɛ fɔ, fɔ kalan,

I y’an kalan n’an ka kanw ye,

Hɔrɔnya kɛnɛba kan.

N’u ko balikukalan, ne ko kalan,

N’u ko mɔrikalan, ne ko kalan.

Nansarakalan, kalanjɛ …

Fasoden cɛmanw ni musomanw,

Demisɛnw ni maakɔrɔw,

Kalanbaliya ye dibi ye…

Dibi min ka bon ni su dibifin ye,

Walasa kɛnɛya ka sinsin,

Dunkafa ka sabati,

Jamana in ka diya ntamana ntaman,

Kalan jansa filɛ, wa aw bonya filɛ.

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22 février 2014

Poyi : kan

???????????????????????????????N kanɲɛ joli ?

N kanɲɛ kelen

N kanɲɛ joli ?

N kanɲɛ fila

Mɔgɔ danbe de b’i kan na

N’i kan tununna, i danbe bɛ tiɲɛ

K’i kɛ dɔnbagalafili ye

Kɔnɔ tɛ wara tɛ

Sodɔn o jidɔn o

Yɛrɛdɔn de ɲɔgɔn tɛ

21 février 2014

Journée Internationale de la Langue Maternelle: allocution de Madame la Directrice de l’Académie Malienne des Langues

DSCN4984Madame le Ministre de l’Education Nationale,

Messieurs et Mesdames les membres du Gouvernement ici présents,

Messieurs les anciens Ministres ici présents,

Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Académie Africaine des Langues

Monsieur le Représentant Résident de l’Unesco à Bamako,

Monsieur l’Administrateur Général de la Fondation KARANTA,

Monsieur le Gouverneur de la Région de Koulikoro,

Mesdames et Messieurs les membres Cabinet du Département de l’Education Nationale

Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Malienne pour l’Unesco,

Monsieur le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Kati,

Monsieur le Maire de la Commune de Siby,

Honorables invités,

Chers participants, sympathisants des langues nationales,

C’est un réel plaisir pour moi de vous souhaiter, au nom de tous mes collaborateurs, la bienvenue à cette cérémonie qui célèbre la Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Comme vous le savez déjà, la 30ème session de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la culture (Unesco) a dédié le 21 février à la langue maternelle. Cette dédicace est signe d’attachement après une prise de conscience du rôle que jouent les langues maternelles dans tout processus de développement durable.

Malgré vos agendas que je sais chargés, vous êtes venus nous porter témoignage de votre intérêt. Soyez-en remerciés.

Honorables invités, chers amis des langues,

Au plan international, cette année, l’Unesco a choisi comme thème de la journée : « Langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science. »

Le thème jure de lever le défi de la compatibilité entre le vocabulaire scientifique – complexe, variant, divers, étendu – et le vocabulaire qu’il y a dans nos langues locales. Les spécialistes le savent, celles-ci traduisent allègrement la médecine, la physique, la mathématique supérieure, l’informatique, la sociologie, le droit, que sais-je ! Autant que le français, l’anglais, l’allemand, l’arabe,  le chinois, le russe ou l’espagnol, nos langues locales sont aptes à lever tous les défis que leur lanceraient les experts en savoirs traditionnels ou en savoirs modernes.

Au niveau national, l’Académie traitera le thème suivant : « Investissement dans nos langues maternelles : facteur de développement endogène durable ». Plusieurs raisons soutiennent ce choix. Parmi les plus percutantes, retenons quelques-unes :

  • La langue maternelle est un outil pédagogique certain. Si l’éducation prime le développement, la langue, en particulier la sienne propre, prime l’éducation. Elle facilite et encourage l’acquisition du savoir. Enseignez dans le médium de l’apprenant. Parlez-lui en bamanankan, en fulfuldé, en soŋay, en dͻgͻsͻ, en tamashayt, en syenara, en mamara, en bomou, en bozo, en xansongaxanŋo, en maningakan, en soninke. Parlez-lui brassant sa culture avec les cultures nationales et internationales : très vite, vous construisez un homme éclairé, un homme enraciné dans sa culture, un homme de demain, un homme prompt à se prendre en charge et à développer sa localité et sa nation.
  • La langue maternelle est un moyen d’intégration sociale et d’instauration de la paix. Partagez la même langue ou les langues d’un même terroir ; vous partagerez les mêmes cultures. Et partageant les mêmes cultures, vous cultiverez, sans doute, tout l’humain : l’amour de l’autre, le respect mutuel, la solidarité, la tolérance.
  • La langue maternelle est un instrument de développement social et économique. Traduisez tous les outils de développement dans les langues locales. Tenez vos colloques, vos conférences, vos débats dans les langues locales. Instruisez les collectivités locales avec les langues locales. Le chemin du planificateur de développement croisera, j’en suis sûre, celui du technicien : le paysan, l’artisan, l’ouvrier, l’enseignant…
  • La langue est un puissant facteur d’unité nationale. Comme à la Tour de Babel, ceux qui parlent la même langue ou ceux qui parlent les langues du même milieu appartiennent à la même nation. Forcément, ils bâtiront un destin commun.

Honorables invités, chers défenseurs des langues nationales,

Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ! Il faut investir dans les langues nationales. Non pas que l’Etat et les partenaires financiers ne s’y soient pas investis. Nous saluons le sacrifice consenti par la nation. Mais c’est parce qu’une langue, maternelle, porte le gage du développement endogène. Le type de développement qu’elle induit s’inscrit dans la permanence. Il s’inscrit dans la constance. Il est un combat éternel. Et comme tel, il va au-delà des volontés, même pieuses. Il se situe au-delà des discours, politiques ou non. Il interpelle et impose l’action. Il s’attaque à toutes adversités susceptibles d’enrayer ou de ralentir sa victoire.

Honorables invités, chers compagnons de lutte pour les langues,

Pour les efforts passés et à venir, je remercie vivement l’Etat malien, tous les partenaires techniques, tous les bailleurs de fonds qui nous ont soutenus dans nos combats quotidiens.

J’adresserai un merci spécial à l’Unesco pour avoir institué cette journée, Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Je souhaite plein succès à chaque activité que nous avons programmée à l’occasion de cette célébration. Que chaque participant tire le maximum d’intérêt des différentes interventions à l’ordre du jour. Que chacun de vous rentre de cette journée encore plus armé à défendre nos langues maternelles.

  Que Dieu bénisse le Mali.

                                                                                                    Je vous remercie.

 

21 février 2014

Journée de la langue maternelle: discours de madame le ministre de l’Education Nationale

???????????????????????????????- Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement;

- Messieurs les anciens Ministres ici présents;

-Monsieur le Gouverneur de la Région de Koulikoro ;

- Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Académie Africaine des Langues ;

- Monsieur le Représentant Résident de l’UNESCO au Mali ;

- Monsieur l’Administrateur Général de la Fondation KARANTA ;

- Mesdames, Messieurs les membres du Cabinet, les Directeurs des Services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Education Nationale ;

- Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Malienne pour l’UNESCO ;

- Mesdames, Messieurs les opérateurs et acteurs de l’Education Non Formelle ;

- Monsieur le Préfet du Cercle de Kati ;

- Monsieur le Maire de la Commune Rurale de Siby ;

- Monsieur le Chef de village de Siby ;

- Chers collègues enseignants ; Chers élèves ;

- Chères populations du mandé ;

- Mesdames et Messieurs, chers invités, en vos grades et qualités ;

C’est pour moi un réel plaisir d’être parmi vous ici à Siby, dans la belle cité du mandé, univers de civilisations et de valeurs séculaires. Nous sommes au pays de Kamadjan Kulu et de l’arche de Kamadjan, à quelques kilomètres seulement de la vieille cité de Kangaba, berceau de la légendaire charte du Kurukanfuga. Il convient de rappeler que la ville de Kangaba a été, en 1236, le cadre politique de l’adoption de ce monumental document qui a pacifié le Mandé après l’historique bataille de Kirina. Certes, nous sommes loin de cette époque. Mais les contextes sont semblables et les besoins de pacification sociale sont identiques. Hier comme aujourd’hui, les langues maternelles ont été, sont, et demeurent l’outil principal du dialogue social citoyen. La quête citoyenne de la paix est une préoccupation permanente pour les maliennes et les maliens.

- Mesdames et Messieurs,

Cette année, pour commémorer la Journée de la Langue Maternelle, la communauté internationale a retenu le thème « Langues locales pour la citoyenneté mondiale – zoom sur la science ». Au plan national, nous avons retenu le thème ‘’Investir dans les langues maternelles - facteurs de développement endogène durable’’.

Comme vous le constatez, les deux thèmes ont en commun les concepts de sciences et de développement avec un focus sur  les langues maternelles.

- Mesdames et Messieurs,

Ce matin, je voudrais partager avec vous, dans cette atmosphère festive, la vision du Président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar KEITA pour qui, il n’y a pas de développement en dehors de nos valeurs de civilisation dont les langues maternelles sont le principal véhicule. C’est là, l’esprit et l’envergure du slogan de campagne du Président de la République, je cite : ‘’l’honneur du Mali d’abord’’. Fin de citation.

Loin d’être un simple slogan, « l’honneur du Mali d’abord »  est une vision politique citoyenne qui nous interpelle tous, par rapport au réarmement moral, psychologique et éthique par nos valeurs sociales. Cette reconquête morale ne peut se réaliser en dehors de nos langues maternelles qui constituent les dépositaires de nos valeurs sociales, de notre conscience individuelle et collective, de notre vision du monde, bref de notre civilisation.

- Mesdames et Messieurs,

Les langues maternelles occupent une place de choix dans le processus de développement de notre pays. Le Mali ne ménage aucun effort pour que nos langues nationales deviennent de véritables outils de développement social, économique, culturel et politique. Nos langues nationales sont, dis-je, les dépositaires de notre patrimoine. Hier, ce sont elles qui nous ont permis de bâtir une société équilibrée. Aujourd’hui, dans les conditions normales, ce sont elles qui devraient nous permettre d’éradiquer l’analphabétisme d’une part, et d’autre part, de briser la chaine du sous-développement. Et demain, ce seront encore elles qui nous permettront d’être au rendez-vous de la science et de la technologie.

C’est donc une évidence que de dire que toutes les opportunités de dialogue, de reconquête et de reconstruction de notre pays passent nécessairement par la valorisation de nos langues nationales.

- Mesdames et Messieurs,

Les anthropologues, les psychologues et surtout les pédagogues sont unanimes que l’utilisation des langues maternelles offre aux citoyens une meilleure chance d’accéder à la science, au développement et de renforcer l’éveil des consciences.

C’est pourquoi, très tôt, dès le lendemain de son accession à la souveraineté nationale et internationale, le Mali a adhéré au concept d’alphabétisation fonctionnelle en 1961 à la conférence d’Addis-Abeba, et en 1965 à celle de Téhéran. C’est ainsi que notre pays a participé, de 1967 à 1972, au Programme Expérimental Mondial  de l’Alphabétisation (PEMA) sous l’égide de l’UNESCO. Convaincues que les défis du développement y sont fortement attachés, les plus hautes autorités du pays ont accordé et continuent d’accorder aux langues maternelles un intérêt tout particulier.

Fort des résultats combien satisfaisants accumulés suite aux multiples expériences, depuis l’année scolaire 1978-79, notre pays a commencé une longue expérimentation des langues maliennes dans le système éducatif formel. En guise de rappel, signalons que l’expérience a d’abord commencé en bamanankan, dans les régions de Ségou (Banankoroni et Zanabougou) et de Koulikoro (Djifina et Kossa).  La qualité des résultats scolaires obtenus a motivé l’extension à d’autres langues.

- Mesdames et Messieurs,

Fidèle à ses engagements politiques et convaincu du rôle cardinal de la langue maternelle dans le processus de développement, le Mali, soucieux de l’équilibre social, a adopté un aménagement linguistique global et intégrateur. C’est dans ce cadre que la Loi n°96-049 a conféré le statut de « langue nationale » à treize 13 d’entre elles. Il s’agit du bamanankan, bomu, bozo, dͻgͻsͻ (dogon), hasanya, fulfulde, mamara (minianka), maninkakan, soninke, soŋay, syenara (sénoufo), tamasheq, xasongaxanŋo (khassonké).

Pour un développement technique et scientifique de nos langues, le Mali a mis en place, en 2012,  la Direction Nationale de l’Education Non Formelle et des Langues Nationales (DNENFLN) et l’Académie Malienne des Langues (AMALAN), nées des acquis de l’ex-Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée (DNAFLA).

L’objectif recherché par la valorisation des langues maternelles est de permettre à celles-ci de contribuer vigoureusement à la lutte contre l’analphabétisme ou l’illettrisme qui sape tous les efforts de développement déployés par les plus hautes autorités à travers différents plans et programmes de développement. En  effet, les autorités de l’époque ont très tôt engagé cette lutte contre l’analphabétisme et le combat entamé continue avec succès. Mais le chemin est entaché d’embûches de tous genres et les défis à relever sont nombreux et variés. Ces défis sont entre autres d’ordre politique, de renforcement des capacités, de recherche-action et de financement. Aussi, le combat pour l’atteinte de la scolarisation universelle et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne peut être gagné que par l’utilisation accrue de nos langues maternelles.

- Mesdames et Messieurs,

Le message du thème national «investir dans nos langues maternelles - facteur de développement endogène durable » est on ne peut plus clair. Il s’agit d’accroître la part des ressources financières de l’Etat pour permettre aux langues maternelles de jouer pleinement leur mission stratégique de développement. Il s’agit aussi, pour les Collectivités Territoriales, les entreprises privées et la société civile, d’investir dans les langues maternelles en vue d’un développement général, harmonieux et endogène du pays.

Aujourd’hui, dans tous les secteurs de la vie publique on a besoin des langues maternelles pour se développer convenablement et de façon participative et responsable. Qu’il s’agisse de l’éducation nationale, de la promotion de l’enfant, de la femme et de la famille, de la santé publique, de l’assainissement, du transport en commun, du code de la route, du développement rural, de la recherche scientifique, de la décentralisation, de la justice, pour ne citer que ceux-ci, les différents acteurs de ces domaines ne sauraient, au jour d’aujourd’hui, se passer de l’utilisation des langues maternelles.

- Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mes propos sans adresser mes vifs remerciements à toutes celles et tous ceux qui œuvrent  inlassablement pour la promotion des langues maternelles. Je voudrais remercier particulièrement les Partenaires Techniques et Financiers qui investissent dans la promotion de nos langues nationales. Car, il n’y a rien de plus noble que de se sacrifier pour nos langues, socle de notre identité culturelle.

Qu’il me soit permis également, d’adresser un hommage mérité à nos aînés qui se sont battus et continuent de se battre pour la question de nos langues.

Je n’oublie pas les nombreux chercheurs et enseignants grâce à qui nos langues sont devenues matière et médium d’enseignement dans les écoles. Je tiens à les encourager chaleureusement pour le service rendu à la nation.

C’est sur cette note d’espoir que déclare officiellement lancées les activités commémoratives de la Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Vive la Journée Internationale de la Langue Maternelle !

Vivent les langues maternelles du Mali !

Je vous remercie de votre aimable attention !

19 février 2014

Mali: journée internationale de la langue maternelle 2014

IMG_4319La Mali, à l’instar des autres pays, célèbre la journée internationale de la langue maternelle le 21 février 2014. Le thème de cette année, c’est: « Les langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science » Les festivités de cette journée se tiendront à Siby, un village situé à 50 kms de Bamako sur la route de Guinée, sous la Présidence de Madame Togola Jacqueline Nana, Ministre de l’Education Nationale.

Pour suivre ces évènements à temps réel au Mali et dans d’autres pays du monde en même temps, veuillez nous suivre sur #imld14 et sur Facebook et Flickr pour les images.

 

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