Archive for ‘Français’

26 mars 2015

Lectrices et lecteurs, un autre blog pour vous

DSC_0714Lectrices et lecteurs, merci de votre fidélité sur ce blog, même si les nouveaux articles s’y  font rares maintenant.

Ce n’est pas du tout un abandon, mais un travail culturel parallèle qui prend mon temps sur un autre blog que vous pouvez découvrir ici avec le nom de (quand le village se réveille). Vous pouvez savoir tout à propos de ce projet culturel ici, ainsi des débuts de vidéos culturelles et une gallérie qui vous permet de découvrir la culture malienne en images sur place et par Région.

Je reviendrais bientôt sur le blog fasokan pour vous tenir informé (es) comme avant, mais d’ici là, inscrivez-vous sur ce nouveau blog pour avoir accès sur place, à la richesse culturelle malienne par texte, images et vidéos. Bientôt, il sera également mis à votre disposition, une application android dans ce sens.

14 février 2015

Les participants apprennent à faire des photos et des vidéos avec les appareils numériques et des téléphones

Les participants prennent des images

Les participants prennent des images

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14 février 2015

L’orpaillage à Bancoumana

Orpaillage à Bancoumana

Orpaillage à Bancoumana

Bancoumana est un village situé à 50 km au sud-ouest de Bamako sur l’axe Bamako-kangaba. Chef lieu de la commune du même nom, Cercle de kati, Région de Koulikoro, couvre une superficie de 4 km² avec une population d’environ 10.000 habitants composée de plusieurs ethnies maliennes dont la majorité sont les malinkes.

L’agriculture étant la principale activité, a tendance à être dominée par l’orpaillage dans le fleuve niger. En période de décrue, se pratique une nouvelle activité qui consiste à extraire de l’or dans l’eau du fleuve niger communément appelé Badjoliba en bambara. Cette activité se fait avec des machines confectionnées pour l’occasion. Elles sont de deux sortes : l’originale (made in France)  et la fabrication artisanale (made in Mali)

Les populations pratiquent cette activité pour subvenir à leurs besoinsDSC_0503 financiers d’une part et d’autre part, pour utiliser du gravier extrait dans les constructions de leurs maisons. Ces avantages font que des jeunes quittent d’autres localités du Mali pour rejoindre Bancoumana au cours de l’exode rural. Les femmes ne se mettent pas en marge de cette activité. Elles viennent chercher de l’or en remuant dans les calebasses les résidus laissés derrière les  machines.

En dépit de ces avantages, cette activité contient également des effets négatifs pour les bénéficiaires tels que la perte en vie humaine, des maladies, la déperdition scolaire, la consommation des stupéfiants et enfin l’utilisation des produits chimiques tel que le mercure pour purifier l’or qui engendrent la pollution du sol, de l’air, et du nappe phréatique.

Malgré tous ceux-ci certaines personnes gagnent leurs pains quotidien pour ne  pas voler ni quémander.

Alors faudra-t-il soutenir ou interdire cette activité pour ses conséquences sur notre cadre de vie ?

14 février 2015

L’orpaillage à Bancoumana

Orpaillage à Bancoumana

Orpaillage à Bancoumana

Bancoumana est un village situé à 50 km au sud-ouest de Bamako sur l’axe Bamako-kangaba. Chef lieu de la commune du même nom, Cercle de kati, Région de Koulikoro, couvre une superficie de 4 km² avec une population d’environ 10.000 habitants composée de plusieurs ethnies maliennes dont la majorité sont les malinkes.

L’agriculture étant la principale activité, a tendance à être dominée par l’orpaillage dans le fleuve niger. En période de décrue, se pratique une nouvelle activité qui consiste à extraire de l’or dans l’eau du fleuve niger communément appelé Badjoliba en bambara. Cette activité se fait avec des machines confectionnées pour l’occasion. Elles sont de deux sortes : l’originale (made in France)  et la fabrication artisanale (made in Mali).

Les populations pratiquent cette activité pour subvenir à leurs besoins financiers d’une part et d’autre part, pour utiliser du gravier extrait dans les constructions de leurs maisons. Ces avantages font que des jeunes quittent d’autres localités du Mali pour rejoindre Bancoumana au cours de l’exode rural. Les femmes ne se mettent pas en marge de cette activité. Elles viennent chercher de l’or en remuant dans les calebasses les résidus laissés derrière les  machines.

En dépit de ces avantages, cette activité contient également des effets négatifs pour les bénéficiaires tels que la perte en vie humaine, des maladies, la déperdition scolaire, la consommation des stupéfiants et enfin l’utilisation des produits chimiques tel que le mercure pour purifier l’or qui engendrent la pollution du sol, de l’air, et du nappe phréatique.

Malgré tous ceux-ci certaines personnes gagnent leurs pains quotidien pour ne  pas voler ni quémander.

.Alors faudra-t-il soutenir ou interdire cette activité pour ses conséquences sur notre cadre de vie ?

14 janvier 2015

Formation des Jeunes de Bancoumana aux blogs et aux réseaux sociaux

Du lundi 12 au mercredi 14 janvier 2015m  s’est tenue dans la salle Bourem d4oxfam, une formation des jeunes de Bancoumana au blog et a l’utilisation des reseaux sociaux. La formation a été initie par Oneworld UK Mali dans le cadre de la mise en œuvre du projet femme leader et jeune citoyen travailleur.

OneWorld est une ONG au Mali, qui vise a renforcer les capacites des jeunes pour quils puissent avoir des informations sur la santé sexuelle et reproductive en vue de gerer de facon sqine et responsqble leur sexualite. En outre, il forme les jeunes à la technologie informatique.

Pendant trois jours, les jeunes participants venus de Bancoumana ont été encadres par un groupe de formateurs sur plusieurs notions dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication : les blogs, les sites web, les reseaux sociaux tels que facebook et twitter. Les jeunes ont egalement été inities a la redaction d’un article et aux modes d’administration d’un blog et d’un site web avec images et videos et l’insertion des liens dans un article de blog.

Une methodologie de la theorie liee a la pratique a permis aux jeunes de bien cerner les contours des differents modules qui leur ont été enseignes. Cette formation permettra aux jeunes de Bancoumana de bien animer le site web cree par le projet au nom de la commune : http://www.bancoumana.ml

tion d’un blog et d’un site web avec images et videos et l’insertion des liens dans un article de blog.

Une methodologie de la theorie liee a la pratique a permis aux jeunes de bien cerner les contours des differents modules qui leur ont été enseignes. Cette formation permettra aux jeunes de Bancoumana de bien animer le site web cree par le projet au nom de la commune : http://www.bancoumana.ml

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6 décembre 2014

Production (extraction) traditionnelle du miel dans les villages maliens

Originally posted on QUAND LE VILLAGE SE REVEILLE:

DSC_0004 - CopieLe miel est considéré comme un aliment nutritif très riche en vitamine par les populations locales, comme dans les villes. Dans certains villages, le miel remplace parfois le sucre dans certains aliments comme la bouillie. Il est également consommé tout simplement comme remède contre la fatigue, la courbature…. On retrouve en général les ruches d’abeilles dans les grands trous sur les gros arbres dans la forêt, comme le baobab…

Nous pouvons considérer qu’il y a deux formes traditionnelles de production (extraction) du miel dans les villages maliens.

La première, pratiquée en général par les jeunes garçons,  vise à trouver juste une certaines quantités de miel pour la consommation familiale. Pour cette forme d’extraction du miel, un groupe de jeunes se rend la nuit sous l’arbre à ruche avec de très grandes tiges rassemblées et attachées trois à quatre fois au milieu. Arrivés dans la grande forêt, certains montent sur l’arbre…

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19 novembre 2014

Le logo du cinquantenaire du Mali sur cette tenue, une erreur d’organisation

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Ici, une erreur du comité d’organisation se constate au niveau de la tenue portée par les filles peules lors des démonstrations culturelles à Diafara pendant les cérémonies de la traversée des bœufs.

Chaque année, yaraal, la traversée des bœufs constitue un grand événement à Diafarabé où on assiste à des démonstrations culturelles. Lors de cette cent quatorze seizième édition, une très grosse erreur d’organisation a attirant l’attention du public présent sur les lieux : la présence du logo du cinquantenaire sur la tenue des filles lors de leurs démonstrations. Si la présence de ce logo avait un autre sens, il a été difficile pour certaines personnes et pour moi de le déchiffrer car ça ne correspondait pas du tout au thème du jour.

DSC_0206Lors de cette cérémonie de la traversée des bœufs à Diafarabé, les filles peules, bien coiffées, ont fait de très belles démonstrations culturelles comme nous pouvons constater dans…

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18 novembre 2014

Le projet «quand le village se réveille s’est rendu à Diafarabé pour Yaraal, la traversée des bœufs (1ère partie)

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Une fille peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam Une fille peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam

Le samedi 15 novembre, s’est tenue à Diafarabé, la cent quatorze seizième édition des événements de la traversée des bœufs. En plus des populations du village de Diafarabé, des villages environnants et des autorités locales, on notait sur les lieux, la présence du Ministre du développement rural et de plusieurs membres du gouvernement.

Diafarabé est une commune rurale du Mali située dans le cercle de Tènènkou, dans la Région de Mopti.  La population est majoritairement composée de peules et de bozos, on y trouve également des bamanans qui vivent en parfaite harmonie. l’élevage, la pêche et l’agriculture constituent les principales activités dans cette localité.

Se tient chaque année dans le village de Diafarabé, les cérémonies de la traversée du fleuve Niger des bœufs, de retour

Des filles  peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam Des filles peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam

de…

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11 novembre 2014

De retour sur fasokan pour mes lecteurs

1797999_10203918849543903_813220119839668823_nJe suis de retour ! Durant tout ce temps où je vous ai laissés, mes lecteurs, très nostalgiques, je pense bien,  je n’ai jamais cessé de penser à vous et vos commentaires, et encouragements  m’ont beaucoup manqué.

Ce silence sur le blog FASOKAN (la langue du pays) n’était pas du tout un oubli, mais juste un temps que j’ai consacré à la réalisation d’une nouvelle initiative en faveur de la promotion et du développement de la culture et des traditions maliennes. Il s’agit du projet « Quand le village se réveille », un projet de collecte et de diffusion des traditions et de la culture malienne des villages, à travers des textes, des images, des vidéos, des audio  des témoignages des sages, diffusées et préservées grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et mis à la portée de tous à travers le monde via les Smartphones.

A partir d’une installation d’équipement informatique et de connexion Internet 3G alimentés par énergie solaire, les points focaux du projet (des jeunes, des enseignants formés) produisent des contenus depuis des localités rurales et animent le blog et la page Facebook et le compte Twitter crées du projet  depuis le tout début, que vous pouvez suivre pour découvrir le Mali culturel et traditionnel en ligne, partout où vous êtes. Vous y serez en contact avec les sages du village pour recueillir leurs points de vue sur le savoir faire et le savoir-vivre partout au Mali.

Grâce à vos soutiens financiers et matériels au Mali et partout à travers le monde avec une donation à mains en mains et à travers le compte kisskissbanbanak, le projet, comme vous pouvez lire ses objectifs  icitend vers son lancement officiel dans certains villages culturels choisis où seront menées nos activités. Nous vous lançons un sincère remerciement ainsi qu’à France 24 à travers son canal  » Les observateurs » pour un grand soutien à travers cet article qui a fait découvrir le projet par plusieurs personnes,   de même que le  Ministère de la culture du Mali,  ORTM par cette émission sur le projet , à l’ONG Eduqu’aid, et Globalvoices 

Le travail à abattre dans ce sens, ne permettait pas de tenir les deux blogs en même temps et je souhaite de la même manière que vous avez été nombreux à me suivre sur Fasokan  avec satisfaction, que nous arrivons à vous satisfaire, à combler les attentes avec cette innovation en faveur de la sauvegarde du riche patrimoine culturel malien. J’espère qu’avec l’équipe dynamique mise en place, j’aurais un peu de temps à consacrer dans les domaines que j’avais lancé sur fasokan. Vous pouvez déjà suivre le blog du projet et vous joindre aux 7 190  qui le suivre pour être informés sur le Mali profond.

18 juin 2014

Les valeurs de certains objets dépendent de son sens sociétal au village

Une maison ancestrale au village

Une maison ancestrale au village

 Oui, la valeur de cet objet traditionnel ne concerne plus son rôle ou sa beauté, mais du sens  que lui donne son propriétaire qui dit :

 « c’est un des héritages de mon père que je garde après  sa mort. C’est un grand souvenir pour moi. »

 Que l’âme du père de ce jeune que j’ai rencontré dans la Région de Mopti repose en paix. Dans  cette famille, à côté des belles maisons traditionnelles qu’occupent le jeune et ses deux  femmes, se trouvent une très vieille maison qui a suscité ma curiosité. La causerie sur  l’importance des traditions et de la culture dans ce monde moderne pour un jeune rural nous  a conduits jusque dans la vieille maison vide il y a des années.

 Avec fierté et insistance, le jeune homme m’a expliqué ce qu’est cet objet suspendu et  pourquoi il le garde.

 L’objet suspendu est appelé Jakumajuru en bambara (la corde du chat). Il sert à garder les  objets contre les chats dans la maison comme le lait, le poisson grillé (les condiments de la  semaine gardés) par les vieilles. Les vieux utilisent également cet objet pour garder certains  objets d’homme.

« Je garde cette maison et cet objet comme héritages et souvenir mon père, comme souvenir pour l’esprit de mon défunt père et dans les jours à venir, je les montre à ses petits enfants qui sont mes enfant »,

explique le jeune avant d’ajouter :

« je ne garde pas cette maison et cet objet parce qu’ils sont beaux, mais parce qu’ils jouent un rôle important dans ma vie. Ils sont des repères pour moi et quand je les laisse disparaître, je ne pourrais plus rien montrer pour dire que mon père a vécu ici. C’est ça, leurs valeurs et à cause de ces valeurs là, j’aime cette maison plus que ces nouvelles maisons que tu vois à côté ! »

Oui, le jeune était motivé dans ses explications parce qu’il voyait sur les yeux de son interlocuteur, un grand intérêt accordé à ce qu’il dit. Oui, j’accordais de l’importance à ce qu’il dit et cal non seulement parce que ces propos m’intéressaient, mais également parce que c’est qui se doit. Quand quelqu’un te parle, il faut le considérer, il faut l’écouter attentivement, il faut lui monter que tu donnes une place dans ton esprit à chaque phrase qu’il prononce, même si cela a aussi tendance à disparaître aujourd’hui une fois qu’on sent que ce que l’autre dit ne nous apporte pas beaucoup financièrement dans ce monde de matériels ! ET surtout que qu’il disait m’apportait beaucoup. Le jeune continue son récit en ajoutant :

« Mon amour familial prend en grande partie son origine dans cette maison parce que c’est là que j’ai fais mon enfance, c’est dans cette maison que je me rappelle de ma petite enfance, de la place de mes habits, de mes chaussures, de mes jouets et c’est tout cela qui rattache un Homme à sa famille, à son village… Mais, je ne retrouve aucun de ces sentiments dans ces nouvelles maisons que j’ai construites moi-même. »

Ça a été une très belle causerie engagée où le temps, ennemis des bons moments est venu mettre fin à tous ces récits au crépuscule, le moment qui devait coûte que coûte me trouver chez mon tuteur selon les traditions que j’ai aussi respectées.

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